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(reim) somebody that i used to know

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Eachann Urquhart
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MessageSujet: (reim) somebody that i used to know Mer 22 Juil - 15:22


somebody that i used to know
ft. lièvre de mars & hansel
Le vide dans la demeure. Le vide qui fracasse le crâne. La sirène blonde qui a filé entre les doigts, mais qui risque de revenir et la sœur qu’il repousse, parce qu’il sait qu’il ne peut pas l’avoir, qu’il ne peut pas céder à ses envies refoulées.
La folie qui ronge le crâne. La vie qu’il ne sait pas mener, trop habitué à être enfermé sans pouvoir vivre. La tant morte par les soins de la superbe et les animaux relâchés dans la nature. Le prédateur. Le chien blessé qui ne sait que mordre, que prendre ce qui lui semble tentant. Bête à l’agonie. Simplement.
Le silence qui traîne entre les murs de sa maison. Les pas qui s’impriment dans le sol. Les idées qui rongent l’esprit et les envies qu’il repousse depuis gamin, depuis la conscience que la relation n’était que malsaine. Qu’elle ne pouvait pas être sienne.

Le calme qui ronge. Le calme qui le rend fou. Personne. Cette habitude de l’avoir près de lui. Des années d’enfermement. Des années à n’avoir qu’elle. La déesse à ses yeux. La perfection.
Les coups à la porte qui résonnent dans la demeure trop grande. Les coups qui s’attardent. Les coups qu’il ignore un moment avant de se détacher du canapé, de laisser le verre traîner et se diriger vers la porte.
Les phalanges qui s’enroulent autour de la poignée et la porte qu’il ouvre. Le voisin sur le perron, le voisin qu’il dévisage pendant un moment. Il ne connaît pas les convenances. Pas les mots bienvenues, bonjour, comment ça va. Que des futilités à ses yeux, que des conventions qu’il ne comprend pas, les bienséances qu’il ne sait pas adapter à lui.
Cet homme étrange. Lui qui s’approche. Lui et ses traits particuliers. Lui qui erre, lui qui semble se laisser bouffer par la folie. Étrange homme. Étrange situation. Il ne sait pas comment réagir. Il ne sait pas comment réagir avec les hommes, que les femmes pour l’entourer, que les femmes qu’il prend, que les blondes qu’il abuse pour les revendre. Animal qui tente de survivre. Animal qui tente de se détacher des vices.

Les pieds ancrés dans le sol, il n’ouvre pas la porte, il ne le laisse pas entrer. Il n’a pas la moindre idée de ce qu’il doit faire, mais la folie peut se lire dans le fond des billes foncées, sur les traits du visage de l’autre. Ils ne se connaissent qu’à moitié. Que lui qui échoue sur le perron. Que lui qui cherche l’attention et Ea’ qui est intrigué, un animal fasciné qui cherche à comprendre. Les autres qu’il ne comprend pas. La vie qu’il ne sait qu’à moitié, incapable de s’adapter, peu importe les années.
La langue qui claque au palais et la main qui se détache de la poigner, la porte qui s’ouvre un peu. Invitation sûrement. Il ne sait pas. Il a envie de comprendre les autres, mais ne sait pas déceler les particularités des personnalités. Trop de chaos dans sa caboche, trop de folie au crâne et trop d’années pour le brimer. Rien pour le soigner. Rien pour le reconstruire, que la folie qui règne. « Mauvaise journée?» Il ne sait pas. Il ne le connaît qu’en partie, que les quelques rencontres, que les folies de l’autre pour alimenter les siennes.
Il attend.

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Reim Wedderburn
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MessageSujet: Re: (reim) somebody that i used to know Jeu 23 Juil - 0:11


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ft. lièvre de mars & hansel

Tu suffoques. Tu cours. À en perdre haleine. Tu le sens, lui, ton cœur, qui ne cesse de tambouriner contre ta poitrine, comme s’il cherchait à en sortir, à te quitter, à s’évader. Pourtant tu l’aimes ton cœur. Tu en as toujours pris soin. Et quand bien même tu sais qu’il est brisé. Qu’il est crevé. Comme fissuré de long en large. Et pourtant tu continues à courir frénétiquement dans ce tunnel rouge sans fin. En y regardant de plus prêt, tu finis par baisser ta pauvre tête, et remarque que tes pieds ne sont pas tes pieds. Quatre pattes. Un pelage brun. Et deux oreilles immenses trônant au dessus de toi. Encore ce foutu rêve. Finalement tu atteins la lumière au bout du tunnel. Et te revoilà. Éjecté sur une chaise, une pluie de pailles en plastiques recouvrant ton visage. Tu sais pas où t’es. Mais tu connais ce rêve. Il recommence. Chaque soir. Impossible d’y échapper. C’est comme une malédiction. Toi qui n’a jamais été superstitieux, tu vas finir par y croire, à ces fantaisies et autres histoires merveilleuses. Mais non.
Toi, tu détestes ça les histoires.

D’un sursaut, tu te réveilles. Les draps sont trempés. Imbibés d’une sueur qui n’est autre que la tienne. Pourtant, tu n’es pas chaud. Ton corps est froid. Comme la neige. Comme la glace. 23 : 30. C’est l’heure qu’affiche les chiffres rougêatres de ton foutu réveil. Tu ne sais même pas pour quoi tu le gardes celui-là. Cette pensée t’arrache un léger sourire, alors que tu te laisses retomber sur le matelas. Bientôt un moins que le sommeil t’as quitté. Que les somnifères sont là pour t’aider. Et ça, ils t’aident. T’en prends beaucoup. Beaucoup trop. Ça commence à te ronger le crâne. Lentement. Surement. Mais ça, tu t’en fou Reim. Tu t’en contrefous. Parce que t’es qu’une loque. Brisée. Abimée. Desséchée.
Tu prends appui sur tes jambes à l’aspect plus que rachitique et enfile de la manière la plus machinale un pantalon noir, difforme, qui ne te va plus. Qu’importe. T’es pas là pour te faire beau. Quoi que. Sachant où tu vas, t’aurais presque pu faire un effort. Mais t’as pas envie d’en faire, des efforts.

Le coton te fait frissoner, alors que ton visage émerge du t-shirt que tu viens de passer. Les habits t’ennuient. T’encombres. Mais t’as pas le choix. Tu n’es pas un animal. Est-ce son cas à lui ? Parfois Reim, tu te le demandes. Mais tu ne cesses de revenir. Tu cherches sa compagnie. Et lui reste imperturbable, t’observant de ses prunelles brunes d’où tu ne peux rien déceler. Pourtant, il t’est devenu vitale. Ta drogue à toi en quelque sorte.

Trois coups. Toc. Toc. Toc. À croire que ta vie tourne autour du chiffre trois. Trois livres. Trois médicaments. Trois identités. Tu l’entends venir, à pas feutrés. Il n’ouvre pas. Tu ne le forceras pas. Alors que tu n’as qu’une envie, c’est de le voir.
Tu n’as jamais aimé les hommes. Non. Enfin après tout, avant, tu n’étais pas insomniaque et tu vivais comme une personne tout à fait normale. La vie change Reim. Tes tentations charnelles aussi, peut-être. Mais là n’est pas la question. Sa voix résonnent dans tes oreilles, et tu pousses un fin soupir. Lentement, la porte s’ouvre, et tu entres, le saluant de la tête. Tu ne parles pas trop. Trois mots. Seulement. « Des cauchemars disont. ».
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Eachann Urquhart
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MessageSujet: Re: (reim) somebody that i used to know Ven 31 Juil - 14:36


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ft. lièvre de mars & hansel
Les coups à la porte et l’animal qui attend. Cet homme qui se glisse dans sa vie, dans les parcelles de son esprit malade. Il ne comprend pas. Il ne sait pas. Les femmes qu’il aime. La parfaite qu’il admire depuis toujours. Les blondes. Les gamines qu’il possède pour revendre.
La porte qu’il ouvre, le regard qui se pose sur l’homme. Cet homme qu’il ne comprend pas. Cet homme qu’il tente de saisir, mais ça lui échapper, trop détacher des autres pour arriver à comprendre les maux de l’âme. Trop indépendant pour saisir, pour pouvoir se mettre à la place, pour faire preuve d’empathie. L’égoïsme. Il prend sans demander. Il s’empare sans faire attention.

Le corps qui entre. L’odeur particulière qui se percute au fond du crâne et les billes sombres qu’il laisse glisser le long du corps, les gestes qu’il observe. Les traits tirés. Sensations qu’il ne comprend pas. Rien pour l’attirer. Un homme perdu. Une fascination. Rien de plus. Une image qui se percute au crâne, une image qu’il tente d’assembler. Un casse-tête à ses yeux. « Des cauchemars disont. » Sourire. Sourire qui se fane. Sourire qui ne reste pas sur les lèvres alors qu’il referme la porte, qu’il s’en détache pour se rapprocher, sans toucher, sans plus. Eachann, il n’aime pas les hommes. Eachann. Il n’aime qu’elle. Personne pour la détacher de son esprit. Il tente de le faire. Il tente de la repousser. Il tente de l’oublier. Elle est gravée dans la moindre parcelle de son crâne. Elle et les envies. « Et tu viens ici pour que je te console?» Sarcasme dans le fond de la voix, rire qui ne passe pas la barrière des lèvres. Il ne sait pas vivre. Il ne sait pas comment se comporter. Il n’est pas bon pour rassurer les autres, parce que les autres ne l’importent pas.
Les pas dans le sol. Il se détache de l’intrus. Il se détache de voisin trop instant et fait le chemin vers le bar dans le salon. Besoin d’un verre. Besoin de calmer les pulsions qui le rendent un peu plus fou chaque jour. Les verres qu’il remplit. Les verres qui se remplissent au bord d’alcool fort, qui brûle la gorge. Du whisky. Il revient vers lui, donne le verre et avale une gorgée du sien. La sensation de brulure a la gorge. « Tu rêves de quoi?» Question. Intérêt qu’il porte peut souvent aux autres, mais intérêt qu’il porte à lui. Parce qu’il devine la folie dans le fond des iris, parce qu’il voit l’instabilité se dessiner sur les traits.
Un pas en arrière. Pas de promiscuité. Ça trouble les sens. Il ne sait pas Eachann, il ne comprend pas. Les hommes pour qui il ne ressent rien, mais lui qui fou le bordel dans sa vie. Il arrive. Il repart. Il revient. Encore et encore.
Le froid dans la voix. La distance qu’il tente d’interposer. Les envies qu’il ne peut pas comprendre. Pas pour lui. Ça se mélange. Il ne sait plus. Il ne sait pas. « Raconte.» Ordre qu’il lance. Le fond du canapé qu’il retrouve et le verre qui se porte aux lèvres une fois de plus.


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